vendredi, 17 avril 2009
Villages autour du Luberon en peinture. N°14

J'ai l'habitude, depuis sept ans, de faire des séjours au pied de Gordes dans le Vaucluse, face au Luberon. Chaque année je pars, avec mon matériel de peinture, aquarelle et huile, à la découverte des villages environnants et en rapporter un paysage réalisé en deux ou trois heures dans la journée.
C'est un plaisir, pour moi, que d'aligner dans ma chambre les peintures les unes à côté des autres tout le long d'un séjour et de me dire que j'ai de beaux souvenirs de mes découvertes quotidiennes dans cette belle régions où chaque village a son caractère et son charme.
Tout d'abord ces villages protestants accrochés aux flans du Luberon : Opèdes, Ménerbe, Lacoste, Bonnieux, dont l'extension est limitée par leur escarpement naturel, repliés sur eux mêmmes mais d'uù l'on a une vue vertigineuse sur la plaine vers le mont Ventoux. Au nord, le long de la route de Gordes à Cavaillon, Il y a Maubec, Robion et les Taillades, villages plus riants, à fleur de plaine, où émergent des vestiges anciens s'accomodant d'un urbanisme contemporain s'inspirant un peu des traditions régionnales.
En se retournant vers Gordes il y a, bien sûr, l'abbaye de Sénanque et le village restauré des bories, Roussillon avec ses carrières et ses maisons d'ocre. Sur la route d'Apt, il ne faut pas manquer le pont Julien, les maisons troglodites des Baumettes et, sur la hauteur, le village de Goult avec son moulin et sa vue sur le Luberon. A ne pas manquer l'abbaye de Saint-Hilaire en voie de restauration, beau lieu de rencontre entre la musique et le sacré.
En continuant vers Apt et au-delà, Rustrel fait concurrence à Roussillon avec ses carrières dominées par ses demoiselles coiffées, aux chapeaux inclinés. enfin, à l'est de Gordes, on trouve de petits villages pittoresques comme Murs. Enfin sur le comtat Venaissin, Venasque domine les vallées, portant le regard vers le mont Ventoux.
Il me reste encore beaucoup de villages pittoresques à découvrir pour cette année. J'espère pouvoir vous présenter, plus tard, les souvenirs que j'y aurai ramenés.
Vous pouvez feuilleter l'album ci-dessous. Vous y verrez mes peintures réalisées l'année dernière :
Vous pouvez aussi consulter mon album Galerie marchande à droite.
Pour raison de déplacement en province ce dossier est reconduit pour huit jours.
Rendez-vous lundi prochain pour un autre dossier.
Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.
Alain de JENLIS
10:20 Publié dans peintures, aquarelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : huile, aquarelle
lundi, 09 mars 2009
Une journée aux courses. N°4
Un concours de peinture est organisé chaque année, dans la première quinzaine de juillet, sur le champ de course de Maisons-Laffitte, près de Paris. C'est l'occasion, pour la plus part d'entre nous, de peindre en plein air dans une ambiance de fête, au milieu de familles qui viennent au champs de course pou passer une bonne journée de détente tout en tentant leur chance en misant sur les chevaux au départ de chaque course.
Le thème principal à traiter n'est pas uniquement le cheval (que l'on aperçoit passer très rapidement l'après-midi, à partir de quatorze heures), mais plutôt une partie de campagne intitulée "Déjeuner sur l'herbe" puisque le public est invité à pénétrer sur la pelouse ( qui est plutôt un sous bois très agréable puis qu'il peut s'installer pour un pique-nique sous les arbres très agréables pour le coup d'oeil et rappelle les sujets qu'appréciaient les peintres impressionnistes. Le confort en moins car certaines familles arrivent avec du matériel de camping très sophistiqué.
Quant aux artistes(dont je suis très modestement), certains sont équipés d'un matériel si encombrant qu'il y a des jeunes gens qui se tiennent à leur disposition pour les aider à le transporter jusqu'à l'endroit de leur choix pour y planter leur chevalet. Arrivés de très bonne heure, de façon à bénéficier des meilleurs endroits, nous passons effectivement une bonne heure à harpenter "la pelouse" qui nous est réservée (nous n'avons pas accès aux tribunes ni aux paddocks) afin de choisir la vue qui convient le mieux. Là, nous avons jusqu'à seize heures trente pour peindre une toile à l'huile, où à l'aquarelle sur papier, ou, encore, sous toutes formes d'expression telles que mosaïque ou papier découpé. Les membres du jury vont et viennent, pendant tout ce temps, et se font un premier jugement sur l'élaboration des oeuvres. Après l'heure de clotûre, les oeuvres sont regroupées au centre de la pelouse, sous les drapeaux de s principales nations dont les chevaux participent aux courses. Les trois meilleurs lauréats sont ovationnés en public, après quoi nous méritons bien une petite collation à l'intérieur des tribunes , en toute convivialité.
La première fois que j'ai participé à cette sympathique journée, je ne savais pas dans quel sens courraient les chevaux, d'où ils partaient alors que je souhaitais vivement les faire apparaître sur ma toile tout en préparant celle-ci dans l'attente de l'après-midi. J'ai donc cadré un coin de paysage où j'étais sur de voir passer les chevaux tout en inventant une atmosphère 1900 avec des personnages en costume d'époque. Quant aux chevaux, ils sont venu prendre place en milieu d'après midi là où je ne les espérais plus, mais en sens inverse. Heureusement, sinon je n'aurais pas vu de chevaux du tout car le départ n'est pas toujours au même endroit suivant les distances convenues pour chaque course.
En 2006, après plusieurs expériences de ce genre, j'ai eu l'idée de faire une synthèse de cette réunion de public turfiste, de peintres et de chevaux en effectuant une grande aquaquarelle réunissant les quatre volets qui constituent la journée. En haut à gauche, la course elle même avec les chevaux courant en fond de scène, vision toujours aussi fugitive alors qu'au premier plan les enfants font des promenades à dos de poneys. Il faut bien un début à tout; c'est le symbole du départ. Pendant ce temps, sur le volet de droite, les artistes peintres travaillent devant leurs chevalets, debout ou assis, de préférence sous le couvert à l'abri du soleil, le plus souvent avec un chapeau, parfois avec la blouse car l'huile est d'une pratique dangereuse pour les vêtements. En bas à gauche, nous avons une scène classique de pique-nique en plein air avec du matériel sophistiqué pour ceux qui le pratiquent régulièrement. Les poussettes font aussi partie des accessoires utilisés le plus souvent en familles nombreuses regroupées ce jour là. Le volet de droite, quant à lui, représente l'arrivée d'une course au pied des tribunes qui vibrent par les couleurs, par le brouhaha et la description saccadée du journaliste qui doit, en quelques secondes, donner la composition la plus juste du groupe compact de cavaliers passant en m^me temps la ligne d'arrivée. Vous remarquerez que le peintre, à droite, ne se sent nullement concerné par ce qui se passe dans son dos. C'est bien là où l'on s'aperçoit que les artistes vivent dans leur tour d'ivoire.
Vous pouvez voir les détails de cette grande aquarelle dans l'album à feuilleter ci-dessous :
Vous la trouverez aussi dans ma galerie marchande à droite.
Rendez-vous lundi prochain pour un autre dossier.
Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.
Alain de JENLIS
09:00 Publié dans peintures, aquarelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aquarelles, champs de course
lundi, 26 janvier 2009
Trois jours à Saint-Malo. - N°1

Je suis allé passer trois jours à Saint-Malo, en septembre 2005, pour y peindre quelques vues à l'aquarelle afin de les présenter à une exposition quinze jours plus tard.
C'était l'automne et la côte Bretonne, sans être vraiment ensoleillée, présentait de beaux nuages cotonneux laissant apparaître de beaux coins de ciel bleu. La mer faisait miroir avec ces grands espaces encore plus vastes.
Logé à l'intérieur de la vieille ville, je ne pouvais pas y laisser ma voiture en stationnement dans la journée aussi j'allais, le lendemain matin de mon arrivée, la déposer au parking du port des "ferries" pour la journée que j'avais l'intention de passer intra-muros. Reprenant, à pied avec mon matériel de peinture, le chemin inverse pour rejoindre une porte d'entrée, j'aperçus dans le bassin Vauban un magnifique trois mâts ancré face à la vieille cité malouine et dont le reflet dans l'eau faisait un bel axe verticale se croisant avec l'horizontalité des quais. Ce fut le premier sujet que je peignis, malgré un ciel un peu couvert, assis sur une borne d'amarrage, un peu dure au bout d'une heure. En début d'après-midi je fis l'aquarelle ci-dessus, assis sur les remparts tout aussi durs, attrapant une touriste en pantalon au passage, derrière le canon, pour terminer par le cormoran qui est resté bien cinq bonnes minutes à admirer l'artiste. En fin d'après-midi, pour me dégourdir les jambes, je me suis aventuré sur le sable, la marée étant descendue, jusqu'au pied du Fort National. La vue de Saint-Malo sous son éventail de rayons solaires m'a encore obligé à m'asseoir encore deux heures sur un dur rocher encore humide. Mais la vision en valait la peine.
Le lendemain, j'ai récupéré ma voiture avec l'intention de trouver des aperçus pittoresques de la cité corsaire. Ce fut donc l'objet de ma quatrième aquarelle vue de Dinard après avoir perdu un peu de temps du côté de Saint-Servan d'où on ne voyais rien à cause des gros "ferries" qui cachaient tout l'arrière-plan. L'après-midi, j'ai poursuivi ma quête jusqu'à la pointe du Décollé, au bout de Saint-Lunaire et ai porté mon dévolu sur le rocher de la Moulière (voir mon album galerie marchande à droite) assis sur un rugueux banc de pierre, Saint-Malo étant trop loin pour ma vue à moins de peindre à la jumelle.
Le troisième jour, j'ai repris la route vers Paris en espérant m'arrêter à Cancale mais la mer y était basse et les parcs à huître peu esthétiques. j'ai donc poursuivi ma route jusqu'au Mont Saint-Michel par les polders d'où l'on n'aperçoit pas la mer sinon une étendue de maïs ainsi que la silhouette des clochers d'Avranches. Là, j'étais assis sur un talus au bord d'un champ, guère plus confortable que les rochers de Saint-Malo.
Voici mes aquarelles faites lors de mon séjour à Saint-Malo dans l'ordre cité :
Rendez-vous lundi prochain pour un autre dossier.
Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.
Alain de JENLIS
09:00 Publié dans peintures, aquarelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aquarelles
lundi, 15 décembre 2008
Ponts de Paris et petites aquarelles. - N°45

Le petit format à l'aquarelle permet de traiter tous types de sujets très rapidement, un peu comme des croquis améliorés. De cette façon j'ai réalisé plusieurs séries de petites aquarelles en prenant des sujets les plus variés. J'ai ainsi traité des natures mortes avec les objets qui constituent mon décor de vie ou les fables de La Fontaine illustrées dans mon imaginaire d'une façon réaliste. Je suis aussi parti de gravures anciennes en noir et blanc me permettant ainsi d'imaginer les couleurs sur une composition faite par un autre sur le motif. Ce fut le cas pour une série sur les ponts de Paris dessinés par un artiste du début du XXème siècle et une autre série sur la navigation à voile par un graveur de marine de la fin du XVIIIème siècle. Ces petites aquarelles mises sous cadre sont très attractives. Elles ont fait l'objet de jolis cadeaux aussi je n'en possède plus aucune, devant partir de mauvaises photocopies en couleur pour constituer l'album de ce dossier que vous pouvez feuilleter ci-dessous :
Le Dossier N°46 de la semaine prochaine aura comme sujet : Histoires bibliques.
Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.
Alain de JENLIS
14:00 Publié dans peintures, aquarelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : peintures, aquarelles
mercredi, 05 novembre 2008
Peintures et aquarelles récentes. - N°39

Pris par d'autres activités je n'ai pas eu, cette année, une production très intense. Cependant, j'ai pu réaliser quelques aquarelles dans la région du Luberon dont vous pouvez voir le résultat sur mon album ci-contre. Le temps était quelconque aussi vous pourrez y remarquer quelques nuages orageux inhabituels dans ce pays. Le soleil était cependant présent ; il permet de chauffer un peu la pierre dans une nature qui reste bien verte. Avant les vacances j'avais de nouveau participé à la journée "Déjeuner sur l'herbe" à l'hypodrome de Maisons-Laffitte, l'occasion de réaliser une aquarelle un peu emblématique comme d'habitude.
Pour compléter ce dossier qui pourrait paraître un peu maigre j'ai rajouté quelques oeuvres moins récentes à découvrir dans ma galerie marchande dans la colonne de droite.
Le Dossier N°40 de la semaine prochaine aura comme sujet : Des lieux d'exposition. Il paraîtra lundi prochain comme d'habitude.
Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.
Alain de JENLIS
14:15 Publié dans peintures, aquarelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : peintures, aquarelles
samedi, 06 octobre 2007
un artiste peintre vous présente et vous commente son oeuvre.

Bonjour à tous, et tout particulièrement à ceux d'entre vous qui s'intéressent aux arts graphiques comme le dessin, la gravure, le pastel, la peinture à l'huile, l'aquarelle, l'illustration anecdotique, documentaire et, pourquoi pas, humoristique.
Je m’appelle Alain de JENLIS et suis concepteur d’images par goût et de formation. A l’âge de seize ans, en séjour linguistique en Angleterre, j’ai découvert les maîtres de la peinture européenne dans les livres d’art de la bibliothèque de Seaford, les images m’intéressant plus que la littérature dans la langue de Shakespeare. Ce fut aussi l’occasion de m’essayer au croquis et à l’esquisse en couleur d’après nature et de constater que j’avais un bon coup de crayon.
Formé au Collège Estienne (je salue au passage tous mes camarades de la promo 58/62 qui pourraient lire cette page), j’y ai pratiqué l’étude documentaire, la composition décorative, le plâtre, le modèle vivant ainsi que la lithogravure, discipline aujourd’hui bien oubliée. J’y ai étudié l’histoire de l’Art, l’histoire du livre et de la lettre, domaines où l’image et le graphisme tiennent la première place.
Ma carrière de concepteur graphique dans l’édition et la publicité est maintenant terminée aussi je peux me consacrer entièrement à ma passion de jeunesse, la peinture et le dessin que j’avais cependant continués à pratiquer parallèlement. Sociétaire des Artistes Français et des Artistes Indépendants, j’avais exposé au Grand Palais pendant plusieurs années, tout d’abord sous les escaliers pour finir dans les grandes salles centrales. Les critiques étaient encourageantes mais ma production annuelle limitée par mes activités professionnelles.
Je me propose, par ce blog, de faire connaître mon œuvre picturale et graphique à un vaste public intéressé par la création et les réalisations artistiques, de lui faire partager mon expérience et le pourquoi de mes travaux. Mon intention est aussi de vendre mes œuvres par ce canal (voir Ma galerie marchande en haut à droite).
Bien cordialement à tous ceux qui me liront.Alain de Jenlis
10:00 Publié dans peintures, aquarelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : peintures, dessins, arts graphiques





