lundi, 25 février 2008
N°18 - Une galerie de portraits de famille.
Dans ma chambre de jeune homme j'avais décoré les murs d'une galerie d'ancêtres dont je connaissais l'existence mais dont je n'avais aucune image d'époque pouvant me donner l'idée de comment ils étaient. Il est évident que pour le premier aïeul connu, sous le règne de Louis XI, il fallait être roi ou duc pour être portraituré. Je l'ai donc représenté dans son armure de chevalier homme d'arme ornée de la rose rouge des Lancastre, avec une coiffure adaptée au port d'un heaume de guerre. Antoine, le second, vécut à l'époque des guerres de religion et de ce fait j'en ai fait un seigneur armé présentant une rose rouge, symbole de sa noblesse alors qu'il était un homme de loi, certainement moins arrogant. Le troisième a perdu la vie en défendant la ville de Montdidier pour le roi de France contre les troupes espagnoles en 1636. J'ai imaginé un beau marquis à l'époque de Louis XV. Je découvris plus tard que mon aïeul portait alors la haute perruque des avocats en Parlement. Par contre le docteur Edouard, professeur à la Sorbonne et à l'Ecole de Médecine, portait la petite perruque, voire même ses cheveux au naturel après la Révolution qui l'a épargnée de peu, caché pendant un an dans une mansarde de l'Hôtel-Dieu. Je termine enfin par mon trisaîeul Edouard, un des premiers élèves de Polytechnique, qui portait en réalité l'uniforme d'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées à Dunkerque ce qui explique le bateau à l'horizon.
La généalogie a l'agrément de nous faire voguer, au fil de notre imagination dans le temps, à la recherche de ceux qui nous ont précédés et de pouvoir renouer comme un contact avec eux par les liens extrêmement subtiles d'éléments pysiologiques et psychologiques divisés en autant de générations et de familles dont nous descendons obligatoirement. La découverte de documents et d'images autentifiant ce type de recherches sont des moments forts qu'il serait bon de partager avec ceux issus des mêmes filières. N'hésitez pas faire partager vos propres acquis entre cousins germains et issus de germains, mais aussi avec les générations qui vous précèdent et qui doivent en savoir encore plus que vous.
Je suis en mesure d'apporter une aide visuelle a tous ceux qui sont à la recherche de leurs aïeux, par leur statut dans la société comme magistrats, fonctionnaires, militaires, par l'uniforme ou la tenue portés dans leur fonction à un moment donné. C'est un devoir de mémoire et d'affection vis-à-vis de ses ancêtres que de leur redonner un visage.
Le Dossier N°19 de la semaine prochaine traitera de La linogravure comme illustration.
Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.
Alain de JENLIS
09:00 Publié dans généalogie, héraldique, blason | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : généalogie
lundi, 11 février 2008
N° 16 - Je réalise Ex-Libris et blasons.
Depuis les croisades la reconnaissance des groupes de combattants sur un champ de bataille se faisait au moyen d'une image visible sur une bannière. La première image de cette reconnaissance était la Croix du Christ (choisie par l'empereur Constantin au IVème siècle) en opposition avec le croissant Turc. Puis les chefs de guerre se trouvèrent des images simples, immédiatement perceptibles par leurs gens d'arme comme signe de ralliement. Ce furent des symboles orientaux qui valorisaient la force et le courage comme le lion, l'aigle ou la hache de guerre.
Depuis cette époque où l'art de la guerre était prédominante, la symbolique du blason s'est étendue aux caractères et aux origines des familles anoblies par leur charges ou leurs fonctions accordées par le roi et inscrits par chartes nobiliaires. Ces armes n'étaient cependant pas réservées aux seuls titrés de l'aristocratie et de l'Eglise mais aussi aux villes et provinces du royaume, aux abbayes et à certaines corporations comme les orfèvres, les fourbisseurs d'armes ou les maîtres-verriers.
Dès le XVIème siècle les blasons des familles régnantes se compliquent à l'extrême par les alliances dues à l'addition des armes des épouses d'origine souvent plus considérables que celles de leurs maris, ce qui fait la joie des généalogistes d'aujourd'hui qui n'ont pas même besoin de faire des recherches complexes alors que plusieurs générations sont lisibles sur ce seul blason.A la fin de l'Ancien Régime les familles nobles, d'origine chevaleresque ou anoblies par charge royale, ont toutes été enregistrées, contre une forte somme, depuis que Louis XIV a trouvé ce moyen de faire rentrer de l'argent dans les caisses royales. La Révolution va gommer un certain nombre de celles-ci qui ont alors renié volontairement leurs origines. Elles ont alors été remplacées par la noblesse d'Empire qui s'est vue attribuer une nouvelle symbolique du blason composé en mi-parti coupé et surmonté de toques emplumées à la place des couronnes comtales ou autres.
Aujourd'hui, le blason reste la seule emblématique de reconnaissance de cette noblesse ancienne et récente, ces titres ne pouvant être attribués héréditairement que par un roi ou un empereur régnant. Ceci n'empèche aucunement qu'un particulier puisse se créer son propre blason à condition de ne pas copier celui d'une famille noble ayant des représentants encore vivants.
Il y a un autre moyen de refletter sa propre personnalité, c'est de se créer un ex-libris où l'on trouvera tous les composants de son caractères ou de ses aspirations sans faire appel aux règles du blason qui peuvent paraître surrannées pour ceux qui ne tiennent pas à faire référence à un passé révolu.
Je suis à même de réaliser l'un ou l'autre de ces choix en dessinant des armes déjà existantes, en créant un nouveaux blason ou un ex-libris à la demande et en concertation et suivant les désiderata de ceux qui pourraient être intéressés par ma proposition. Pour mecontacter, cliquez sur mon E-mail dejenlis.alain@club-internet.fr
Le Dossier N°17 de la semaine prochaine traitera de Dessiner au musée de l'Armée, aux Invalides.
Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.
Alain de JENLIS
09:15 Publié dans généalogie, héraldique, blason | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blason, héraldique, ex-libris







