lundi, 09 mars 2009

Une journée aux courses. N°4

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   Un concours de peinture est organisé chaque année, dans la première quinzaine de juillet, sur le champ de course de Maisons-Laffitte, près de Paris. C'est l'occasion, pour la plus part d'entre nous,  de peindre en plein air dans une ambiance de fête, au milieu de familles qui viennent au champs de course pou passer une bonne journée de détente tout en tentant leur chance en misant sur les chevaux au départ de chaque course.

   Le thème principal à traiter n'est pas uniquement le cheval (que l'on aperçoit passer très rapidement l'après-midi, à partir de quatorze heures), mais plutôt une partie de campagne intitulée "Déjeuner sur l'herbe" puisque le public est invité à pénétrer sur la pelouse ( qui est plutôt un sous bois  très agréable puis qu'il peut s'installer pour un pique-nique sous les arbres très agréables pour le coup d'oeil et rappelle les sujets qu'appréciaient les peintres impressionnistes. Le confort en moins car certaines familles arrivent avec du matériel de camping très sophistiqué.

   Quant aux artistes(dont je suis très modestement), certains sont équipés d'un matériel si encombrant qu'il y a des jeunes gens qui se tiennent à leur disposition pour les aider à le transporter jusqu'à l'endroit de leur choix pour y planter leur chevalet. Arrivés de très bonne heure, de façon à bénéficier des meilleurs endroits, nous passons effectivement une bonne heure à harpenter "la pelouse" qui nous est réservée (nous n'avons pas accès aux tribunes ni aux paddocks) afin de choisir la vue qui convient le mieux. Là, nous avons jusqu'à seize heures trente pour peindre une toile à l'huile, où à l'aquarelle sur papier, ou, encore, sous toutes formes d'expression telles que mosaïque ou papier découpé. Les membres du jury vont et viennent, pendant tout ce temps, et se font un premier jugement sur l'élaboration des oeuvres. Après l'heure de clotûre, les oeuvres sont regroupées au centre de la pelouse, sous les drapeaux de s principales nations dont les chevaux participent aux courses. Les trois meilleurs lauréats sont ovationnés en public, après quoi nous méritons bien une petite collation à l'intérieur des tribunes , en toute convivialité.

   La première fois que j'ai participé à cette sympathique journée, je ne savais pas dans quel sens courraient les chevaux, d'où ils partaient alors que je souhaitais vivement les faire apparaître sur ma toile tout en préparant celle-ci dans l'attente de l'après-midi. J'ai donc cadré un coin de paysage où j'étais sur de voir passer les chevaux tout en inventant une atmosphère 1900 avec des personnages en costume d'époque. Quant aux chevaux, ils sont venu prendre place en milieu d'après midi là où je ne les espérais plus, mais en sens inverse. Heureusement, sinon je n'aurais pas vu de chevaux du tout car le départ n'est pas toujours au même endroit suivant les distances convenues pour chaque course.

   En 2006, après plusieurs expériences de ce genre, j'ai eu l'idée de faire une synthèse de cette réunion de public turfiste, de peintres et de chevaux en effectuant une grande aquaquarelle réunissant les quatre volets qui constituent la journée. En haut à gauche, la course elle même avec les chevaux courant en fond de scène, vision toujours aussi fugitive alors qu'au premier plan les enfants font des promenades à dos de poneys. Il faut bien un début à tout; c'est le symbole du départ. Pendant ce temps, sur le volet de droite, les artistes peintres travaillent devant leurs chevalets, debout ou assis, de préférence sous le couvert à l'abri du soleil, le plus souvent avec un chapeau, parfois avec la blouse car l'huile est d'une pratique dangereuse pour les vêtements. En bas à gauche, nous avons une scène classique de pique-nique en plein air avec du matériel sophistiqué pour ceux qui le pratiquent régulièrement. Les poussettes font aussi partie des accessoires utilisés le plus souvent en familles nombreuses regroupées ce jour là. Le volet de droite, quant à lui, représente l'arrivée d'une course au pied des tribunes qui vibrent par les couleurs, par le brouhaha et la description saccadée du journaliste qui doit, en quelques secondes, donner la composition la plus juste du groupe compact de cavaliers passant en m^me temps la ligne d'arrivée. Vous remarquerez que le peintre, à droite, ne se sent nullement concerné par ce qui se passe dans son dos. C'est bien là où l'on s'aperçoit que les artistes vivent dans leur tour d'ivoire.

Vous pouvez voir les détails de cette grande aquarelle dans l'album à feuilleter ci-dessous :

Vous la trouverez aussi dans ma galerie marchande à droite.   

   Rendez-vous lundi prochain pour un autre dossier.

   Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.

                                            Alain de JENLIS

lundi, 26 janvier 2009

Trois jours à Saint-Malo. - N°1

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   Je suis allé passer trois jours à Saint-Malo, en septembre 2005, pour y peindre quelques vues à l'aquarelle afin de les présenter à une exposition quinze jours plus tard.

   C'était l'automne et la côte Bretonne, sans être vraiment ensoleillée, présentait de beaux nuages cotonneux laissant apparaître de beaux coins de ciel bleu. La mer faisait miroir avec ces grands espaces encore plus vastes.

   Logé à l'intérieur de la vieille ville, je ne pouvais pas y laisser ma voiture en stationnement dans la journée aussi j'allais, le lendemain matin de mon arrivée, la déposer au parking du port des "ferries" pour la journée que j'avais l'intention de passer intra-muros. Reprenant, à pied avec mon matériel de peinture, le chemin inverse pour rejoindre une porte d'entrée, j'aperçus dans le bassin Vauban un magnifique trois mâts ancré face à la vieille cité malouine et dont le reflet dans l'eau faisait un bel axe verticale se croisant avec l'horizontalité des quais. Ce fut le premier sujet que je peignis, malgré un ciel un peu couvert, assis sur une borne d'amarrage, un peu dure au bout d'une heure. En début d'après-midi je fis l'aquarelle ci-dessus, assis sur les remparts tout aussi durs, attrapant une touriste en pantalon au passage, derrière le canon, pour terminer par le cormoran qui est resté bien cinq bonnes minutes à admirer l'artiste. En fin d'après-midi, pour me dégourdir les jambes, je me suis aventuré sur le sable, la marée étant descendue, jusqu'au pied du Fort National. La vue de Saint-Malo sous son éventail de rayons solaires m'a encore obligé à m'asseoir encore deux heures sur un dur rocher encore humide. Mais la vision en valait la peine.

   Le lendemain, j'ai récupéré ma voiture avec l'intention de trouver des aperçus pittoresques de la cité corsaire. Ce fut donc l'objet de ma quatrième aquarelle vue de Dinard après avoir perdu un peu de temps du côté de Saint-Servan d'où on ne voyais rien à cause des gros "ferries" qui cachaient tout l'arrière-plan. L'après-midi, j'ai poursuivi ma quête jusqu'à la pointe du Décollé, au bout de Saint-Lunaire et ai porté mon dévolu sur le rocher de la Moulière (voir mon album galerie marchande à droite) assis sur un rugueux banc de pierre, Saint-Malo étant trop loin pour ma vue à moins de peindre à la jumelle.

   Le troisième jour, j'ai repris la route vers Paris en espérant m'arrêter à Cancale mais la mer y était basse et les parcs à huître peu esthétiques. j'ai donc poursuivi ma route jusqu'au Mont Saint-Michel par les polders d'où l'on n'aperçoit pas la mer sinon une étendue de maïs ainsi que la silhouette des clochers d'Avranches. Là, j'étais assis sur un talus au bord d'un champ, guère plus confortable que les rochers de Saint-Malo.

   Voici mes aquarelles faites lors de mon séjour à Saint-Malo dans l'ordre cité :

 

   Rendez-vous lundi prochain pour un autre dossier.

   Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.

                                            Alain de JENLIS

lundi, 15 décembre 2008

Ponts de Paris et petites aquarelles. - N°45

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   Le petit format à l'aquarelle permet de traiter tous types de sujets très rapidement, un peu comme des croquis améliorés. De cette façon j'ai réalisé plusieurs séries de petites aquarelles en prenant des sujets les plus variés. J'ai ainsi traité des natures mortes avec les objets qui constituent mon décor de vie ou les fables de La Fontaine illustrées dans mon imaginaire d'une façon réaliste. Je suis aussi parti de gravures anciennes en noir et blanc me permettant ainsi d'imaginer les couleurs sur une composition faite par un autre sur le motif. Ce fut le cas pour une série sur les ponts de Paris dessinés par un artiste du début du XXème siècle et une autre série sur la navigation à voile par un graveur de marine de la fin du XVIIIème siècle. Ces petites aquarelles mises sous cadre sont très attractives. Elles ont fait l'objet de jolis cadeaux aussi je n'en possède plus aucune, devant partir de mauvaises photocopies en couleur pour constituer l'album de ce dossier que vous pouvez feuilleter ci-dessous :

   Le Dossier N°46 de la semaine prochaine aura comme sujet : Histoires bibliques.

   Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.

                                         Alain de JENLIS

mercredi, 05 novembre 2008

Peintures et aquarelles récentes. - N°39

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   Pris par d'autres activités je n'ai pas eu, cette année, une production très intense. Cependant, j'ai pu réaliser quelques aquarelles dans la région du Luberon dont vous pouvez voir le résultat sur mon album ci-contre. Le temps était quelconque  aussi vous pourrez y remarquer quelques nuages orageux inhabituels dans ce pays. Le soleil était cependant présent ; il permet de chauffer un peu la pierre dans une nature qui reste bien verte. Avant les vacances j'avais de nouveau participé à la journée "Déjeuner sur l'herbe" à l'hypodrome de Maisons-Laffitte, l'occasion de réaliser une aquarelle un peu emblématique comme d'habitude.

   Pour compléter ce dossier qui pourrait paraître un peu maigre j'ai rajouté quelques oeuvres moins récentes à découvrir  dans ma galerie marchande dans la colonne de droite.

   Le Dossier N°40 de la semaine prochaine aura comme sujet : Des lieux d'exposition. Il paraîtra lundi prochain comme d'habitude.

   Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.

                                         Alain de JENLIS