lundi, 23 juin 2008

Illustrations de presse et de livres. - Dossier N°34

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   L'illustration de presse est le plus souvent assujettie à la mise en page, habillée par le texte ou, comme ici, c'est le texte qui vient se positionner dans les blancs de l'image suivant l'esprit du metteur en page. Il y a un phénomène de mode qui est plus sensible dans la presse que dans le livre dans lequel les images sont plus carrées, plus classiques, conditionnées par une mise en page sobre afin de ne pas briser la lecture du texte avec juste une glissade de l'oeil vers une image qui lui est associée. L'illustrateur doit, bien-sûr, se plonger dans le sujet à traiter pour en ressortir la quintessence dans ses dessins suivant sa sensibilité. Les histoires pour les enfants sont bien comprises par une sensibilité féminine alors qu'un roman d'action sera mieux perçu par un amateur de voitures de sport. C'est à l'éditeur de choisir son illustrateur dont le style est le mieux adapté au sujet à traiter d'où l'intérêt du book spécialisé.

   Personellement, j'aime tout ce qui touche à l'histoire, avec les décors et les costumes appropriés, où les personnages évolues dans une mise en page dynamique sans trop rentrer dans les détails. Vous trouvere, dans mon album, quelques exemples que j'ai traités.

   Ce dossier est le dernier de ce trimestre. Devant pas mal bouger pendant l'été je ne reprendrai ma présentation de mes dossiers qu'au quatrième trimestre c'est à dire début octobre pour se poursuivre sur novembre et décembre. je ferai paraître mon programme sur ces trois mois au mois de juillet.

   Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.

                                         Alain de JENLIS

lundi, 05 mai 2008

N°27-Qui était Jeanne d'Arc ?

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   "La reconnaissance à Chinon" est le moment où Jeanne d'Arc, la Lorraine, s'agenouille devant son roi, Charles VII, dissimulé dans la foule de sa Cour, un de ses courtisans s'étant mis à sa place à sa demande afin de confondre la jeune fille considérée comme illuminée. Il faut dire qu'à cette époque la  religion catholique occupe toutes les pensées au rythme du quotidien, au même titre que la marche des affaires que de la politique. Il est difficile, aujourd'hui, de se mettre dans la mentalité des contemporains de la "Pucelle d'Orléans" salie volontairement par Voltaire qui voyait en elle un symbole monarchique fort, qu'il fallait démystifier à une époque ou l'absolutisme se dégradait dans l'esprit de l'opinion publique. Ironie du sort, c'est la Troisième République qui réabilite une seconde fois la Jeune Lorraine à une époque où sa région était occupée par l'Empire Allemand, une nouvelle fois l'emblème d'une liberté reconquise en 1918 et béatifiée peu d'années après.

   Peu importe que Jeanne d'Arc ait été une parente du roi où qu'elle ait survécu à son supplice, c'est le symbole que représente une jeune fille issue d'un milieu rural dans une région restée française pendant l'occupation anglaise, qui fait 600 kilomètres en pays hostile afin de promettre a son souverain, replié sur lui même devant les défaites, de lui délivrer Orléans, de lui reconquérir son royaume et de le conduire à Reims pour être couronné roi très chrétien. La symbiose entre l'Eglise et l'Etat était reconstituée, même si ce fut un évêque qui la condamna, mais il était proanglais. Il ne faut donc pas renverser les rôles et l'avenir les confirma.

   Le Dossier N°28 de la semaine prochaine traitera de Natures mortes en peinture.

   Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.

                                         Alain de JENLIS