lundi, 06 avril 2009

La Passion, un projet pour une fresque. N°21

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    J'ai réalisé cette peinture sur le thème de la Passion du Christ pendant la Semaine Sainte de 2004. Cette Passion réunit les moments cruciaux à l'origine du Mystère chrétien, depuis la Cène, le Jeudi Saint jusqu'à la Résurrection du Christ qui a lieu dans la nuit du samedi au Dimanche de Pâques. Parti sur l'idée de visualiser ces moments forts de la liturgie chrétienne j'avoue avoir été inspiré par le film de Mel Gibson par la présence presque insoutenable du sang versé et les silhouettes des arbres sur fond bleu du jardin des Oliviers, un peu comme des vitraux.

   Il faut voir cette Passion de bas en haut dans un registre de trois phases ascensionnelles. La Cène se passe dans un lieu protégé, comme plus tard dans les catacombes. La lumière divine y resplendit. A gauche puis à droite, la tragédie se noue. Au centre, dans un éclaboussement de sang, le jugement, la monté au Calvaire et la Crucifixion se déroulent comme une finalité inexorable dans la mort. Puis, après la déposition et la mise au tombeau, c'est la grande apothéose de la Résurrection du Christ dans une lumière éclatante qui se reflette sur les dômes orthodoxes et les flèches des cathédrales. Sur la tête du Christ vole la colombe du Saint-Esprit, comme la messagère de la Parole de Dieu le Père,symbolisé par cette lumière.

   J'ai proposé ma toile comme maquette pour une fresque d'église. La décision dépendait de l'Evêché de Paris qui considéra que ma Passion était vue d'une façon trop anecdotique. Peut-être que la première phase, purement abstraite aurait eu une réponse plus encourageante?

   Vous pouvez découvrir les détails de ce tableau en feuilletant l'album ci-dessous :

Rendez-vous lundi prochain pour un autre dossier.

   Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.

                                            Alain de JENLIS

lundi, 16 mars 2009

Je suis le Verbe

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   Vendredi prochain, le 20 mars, j'exposerai quelques travaux de peintures et d'aquarelles dans le cadre des Journées d'amitié de la paroisse Sainte Odile 2, avenueStéphane Mallarmé, à Paris 17ème.  J'y serai aussi présent le samedi 21 et le dimanche 22.

   Au milieu de paysages et de natures mortes c'est aussi, pour moi, l'occasion de présenter une peinture religieuse récente que j'aimerais vous commenter : Intitullé "Je suis le Verbe", mon tableau représente le Christ vu de face, marchant et bénissant. Il porte sur les épaules l'Agneau Mystique tel qu'il était le plus souvent représenté au début du Christianisme. Alors que sa tunique blanche renforce l'idée de pureté, les stigmates et l'écharpe rouge témoignent du sacrifice de son Corps et de son Sang symbolisés par l'auréole en forme d'hostie marquée de la croix et le calice tenu sous son coeur percé par la lance.

   Au dessus du Christ plane la colombe du Saint-Esprit comme les sourcils du regard de Dieu le Père. En bas à droite la Vierge Marie, sa mère, se tient comme "l'humble servente" de l'Annonciation.

   A gauche, Saint Jean Baptiste annonce la voie à suivre, précédant les apôtres et les évangélistes qui se massent en foule derrière lui parmi les saints et les martyrs symbolisés par des palmes et des bouquets de roses mariales. La foule des élus se confond avec les étoiles du ciel.

   Rendez-vous lundi prochain pour un autre dossier.

   Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.

                                            Alain de JENLIS

lundi, 22 décembre 2008

Histoires bibliques. - N°46

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   La Bible est le livre le plus lu dans le monde de par ses origines quasi mystiques, d'essence divine. Et pourtant les épisodes les plus marquants racontent des histoires épouvantables. Guerres, destruction de villes, transfert de populations, massacres, viols, assassinats, décapitations, constituent la toile de fond d'une belle histoire d'amour entre un peuple et son Dieu. C'est, en tout cas, une source inépuisable de sujets qui excitent l'imaginaire de peintres comme Rembrandt ou Chagall pour citer les meilleurs parmi les mystiques mais aussi des artistes plus sulfureux comme Bosch ou Félicien Rops attirés par les thèmes violents ou scabreux et dénoués de toute inspiration religieuse. Ce fut un peu mon cas à une époque où le thème de la décollation m'avait beaucoup inspiré, peut-être parce que issu d'une famille d'aristocrates que la Révolution avait un peu déstabilisé. On ne sait pas encore, aujourd'hui, jusqu'où les gènes de l'hérédité vont se nicher ? Ne soyez donc pas effrayé par les images que le vous présente dans mon album à feuilleter ci-dessous, elles ont émergé de mon subconscient il y a quarante ans, et depuis plus rien de ce genre.

Ce dossier est le dernier de l'année, édité sur mon blog. La semaine prochaine je vous présenterai une nouvelle formule de présentation pour l'année prochaine et qui me permettra d'exciter un peu plus votre curiosité.

En attendant je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année et tous mes Meilleurs Voeux pour 2009.

             Alain de JENLIS

lundi, 20 octobre 2008

Mes peintures murales - N°37

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   Un paysage méditerranéen en Bretagne me paraîssait une bonne idée pour décorer une piscine couverte dans un pays où le soleil fait des apparitions timides. Vous trouverez dans mon album photo de cette semaine les phases progressives de sa réalisation sur un échafaudage étroit ne me permettant pas de recul, sinon de plonger dans la piscine. Ce mur de 23m2 fut peint à l'acrylique en quatre jours.

    C'est en visitant l'Italie, étant étudiant, que j'ai découvert la joie que l'on éprouve devant un décor peint directement sur un mur par rapport à une toile encadrée qui ne représente qu'un élément rajouté qu'il faut décripter indépendamment de l'ambiance de la pièce. Lorsque l'on se trouve au milieu du défilé des Roi Mages peint par Gozzoli sur les quatre murs de la salle du palais Riccardi-Medici à Florence, on se croirait intégré parmi les nobles florentins qui y participent. C'est aussi en Italie que j'ai fait des essais de peinture à fresque en copiant un Saint Pierre de Masaccio. Pendant mon service militaire, à Montlhéry dans le train des équipages, mes camarades de chambrée m'avaient fait confiance pour la décoration des murs dans le cadre d'un concours organisé par l'état-major avec, en prime, une permission exceptionnelle pour tous ceux dont la chambrée serait déclarée comme la mieux décorée. Comme il ne fallait pas toucher à la peinture d'origine je ne devais utiliser que le papier crépon à découper et coller sur du support papier bristol. C'est un camarade architecte sorti des Beaux-arts qui a gagné en traitant le thème des tournois du Moyen-âge d'une manière humoristique. C'était mérité, cependant mes camarades ne m'en ont pas voulu en m'exprimant leur satisfaction sur ce que j'avais fait et que vous pouvez voir sur mon album. Une fois décollés du mur j'ai pu les récupérer et je les ai toujours.

   J'ai eu par la suite des projets personnels parmi lesquels j'ai dessiné l'histoire (très schématique) du monde occidental sous le titre "D'où venons-nous ? Où allons-nous ? " Gauguin avait traité le même sujet dans un autre contexte. Il y eu aussi "La Passion" que j'ai déjà présentée dans mon dossier N°21 ainsi que "Les états de la Danse" visible dans mon dossier N°23. Enfin, cette année, j'ai "habité" ma maison de Bretagne de deux anciens occupants dans leurs costumes régionaux qui font comme une présence permanente avec leur taille grandeur nature.

   Vous pouvez feuilleter l'album de ce dossier ouvert ci-dessous :

   Bien évidemment, si vous avez l'intention de décorer vos pièces de réception avec un sujet de votre choix, je reste à votre disposition pour en assumer la réalisation dans les meilleures conditions et les plus brefs délais.

   Le Dossier N°38 de la semaine prochaine aura comme sujet : Maquettes de bijoux et de décorations.

   Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.

                                         Alain de JENLIS

lundi, 13 octobre 2008

Mes dessins de jeunesse - N°36

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   Comme tous les enfants, dès mon plus jeune âge, j'ai eu envi de dessiner et de colorier tout ce qui représentait mon univers dans le cercle de ma propre vision. Tous ces dessins, faits à la maison, à l'école, à droite et à gauche suivant les circonstances, j'ai essayé de les garder pour moi car cela me faisait plaisir de les revoir. Puis au fur et à mesure de mon évolution artistique je me suis détaché des premiers pour leur naïveté et leur côté gauche. Cependant, je les ai conservé dans un carton à dessin, sans plus y penser. Aujourd'hui, je vais sans me presser, vers la fin de mon existence terrestre et c'est avec une certaine jubilation toujours aussi enfantine que je redécouvre ces dessins qui m'incitaient à aller encore plus loins dans la recherche graphique pour entrer, par concours et sans année préparatoire, dans une école d'art à l'âge de 17 ans.

   Les dessins que je présente ici ont été réalisés entre 1946 et 1957. J'ai essayé de les classer dans un semblant d'ordre chronologique afin que l'on puisse se rendre compte d'une éventuelle évolution qui semble manifeste au niveau de la technique graphique et du coup de crayon. Par contre on y trouvera certainement une dégradation de l'imaginaire qui restera toujours le privilège de la petite enfance. Je pense que c'est là que le clivage se fait entre les grands artistes qui gardent leur imaginaire d'enfant intact et les autres qui acquièrent de la technique à force d'observation au détriment de la vision intérieure.

   Je n'en dirai pas plus et vous laisse le soin d'en juger par vous même en feuilletant l'album ci-dessous :

   Le Dossier N°37 de la semaine prochaine aura comme sujet : La peinture murale.

   Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.

                                         Alain de JENLIS

lundi, 26 mai 2008

N°30-Copier les maîtres anciens.

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    Vous avez peut-être reconnu "Le Concert champêtre" de Giorgione que j'ai traité en ébauche peinte à l'huile sur toile. Cette analyse d'un tableau du grand peintre vénitien m'a permis d'en découvrir toute la subtilité de la composition et de l'harmonie des couleurs, la profondeur du paysage et la disposition des personnages. On s'aperçoit alors comme l'observation et la technique se complètent parfaitement chez les grands peintres du passé occidental. Ce tableau me semble un bon exemple de ce que les maîtres anciens peuvent apporter pour les jeunes artistes d'aujourd'hui qui pour aller plus loin devraient avoir une meilleure connaissance de la progression des arts plastiques à travers les oeuvres de leurs prédécesseurs qui, eux aussi, innovaient par rapport à la génération antérieure.

   J'ai réuni dans mon album différents dessins et tableaux peints d'après des ensembles ou des détails d'oeuvres réalisées par des artistes anciens pour lesquels j'éprouve une grande admiration par la qualité de leur dessin et la virtuosité de leur technique alors que je n'aime pas vraiment dépenser mon temps à copier l'oeuvre des autres mais chercher à créer moi-même. C'est comme le sport que je préfère pratiquer plutôt que le voir pratiqué par les autres. Mais quand je le vois pratiqué par les meilleurs, alors là, c'est différent. C'est une façon d'aller chercher chez eux ce qu'ils ont de meilleur afin de se l'approprier par la suite. C'est la même chose pour la peinture des anciens qui nous transmettent ainsi leur savoir et leurs découvertes. Regardez, analisez et ébauchez rapidement les tableaux anciens qui vous plaisent et vous apporteront beaucoup par leur contenu.

    Pour voir mon album illustrant ce dossier, cliquez deux fois sur l'image ci-contre : 

   Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.

                                         Alain de JENLIS

 

lundi, 12 mai 2008

N°28-Peindre des natures mortes.

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   La nature morte est un sujet d'observation très intéressant pour ceux qui aiment dessiner des objets et traiter des textures en pleine pâte, au pinceau ou au couteau. Je préfère l'expression anglaise, still life, qui peut vouloir dire la nature au repos, à nature morte qui peut aussi représenter du gibier, des oiseaux ou des insectes encore vivants. L'histoire de l'art fait état de nombreux peintres qui ont excellés dans cette discipline. Quant à la représentation d'objets quotidiens, sa représentation dessinée ou peinte est une façon sympathique de leur donner une vie pour la postérité. Un verre en cristal, rempli d'une belle liqueur, peint par Chardin ou Manet, nous donne vraiment envie de s'en saisir, tout comme les oiseaux trompés par les raisins de Zeuxis au temps de Périclès.

  Sans atteindre cette perfection du réalisme j'ai beaucoup aimé peindre des objets afin de rechercher à les rendre plus vrais que nature afin de donner envie de les toucher en vue de les sortir, pourquoi pas, de la toile. Et aussi quel plaisir d'essayer de rendre leurs couleurs et leur matière par la superposition des couches colorées caressées au peinceau et lissées au couteau. Au départ, le plus important est de bien choisir les objets à grouper en vue d'une composition originale et qui puisse paraître naturelle en fonction de l'angle à choisir et de l'éclairage qu'il est préférablede de faire venir latéralement. Le tracé au dessin peut paraître fastidieux mais une fois qu'on peut en être satisfait, c'est une joie que d'aborder la peinture, et qui devient jubilation lorsqu'on en vient aux finitions. Un conseil : si vous faites une nature morte avec de la nourriture ou des fleurs, ne mettez pas plusieurs jours pour la terminer car elles finissent par perdre leur fraîcheurb et présenter réellement l'aspect d'une nature morte et fanée.

   Le Dossier N°29 de la semaine prochaine traitera de Mères et enfants à l'occasion de la Fète des Mères.

   Bien cordialement à tous ceux qui me lisent et regardent mes oeuvres.

                                         Alain de JENLIS